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Dans cette rubrique, on abordera les quelques maladies qui apparaissent les plus fréquemment. Par ce moyen, j’ai essayé de vous transmettre quelques remèdes afin de soigner vos chers poissons ! Malheureusement, je ne peux vous assurer une guérison de vos poissons. Cela s’explique facilement : en effet, il n’est pas toujours facile de savoir face à quelle maladie on se trouve. N’hésitez pas à me poser toutes vos questions ... Comment savoir si un poisson est malade ? Le plus important est d'observer régulièrement vos poissons, afin de connaître leur comportement et leur apparence en temps normal. Si l'on ignore ce qu'est la normale, on ne peut détecter la maladie. Les principaux mauvais signes sont les suivants : •Le poisson a ses nageoires serrées contre le corps ; •Il refuse sa nourriture habituelle pendant plus de deux jours ; •Il présente des tâches et lésions visibles ; •Il pipe l'air à la surface de l'eau ; •Il semble flotter, couler, tournoyer ou nager en biais ; •Le poisson oscille, ne nage pas en ligne droite ;
OCTOMITUS (ou maladie des trous), COMPORTEMENT : Lent ; les poissons se tiennent à la surface ou reposent sur le fond ; ils présentent des difficultés respiratoires (leurs opercules sont parfois ouverts) ; les poissons malades se rassemblent parfois en petits groupes ou, au contraire, restent à l'écart. SYMPTÔMES : Assombrissement des couleurs ; chez les jeunes discus, on observe des tâches cutanées rouges ou blanchâtres, tandis que les exemplaires plus âgés présentent des trous dans la peau ; les excréments sont blanchâtres et les poissons malades sont parfois atteints d'une infection bactérienne secondaire (tâches cutanées, décomposition des nageoires et de la queue). TRAITEMENT : Métronidazole combiné avec un produit antibactérien comme le nifurpirinol, la tétracycline ou la néomycine.
COMPORTEMENT : Craintif ; les poissons présentent des troubles de la nage et des difficultés respiratoires, leurs opercules sont ouverts ; ils se frottent sur le fond et happent l'air. SYMPTÔMES : assombrissement des couleurs, tâches cutanées blanchâtres, amaigrissement, infection bactérienne secondaire. TRAITEMENT : trichlorphon, flubendazole, lévamisole ou mébendazole.
COMPORTEMENT : apathique ; les poissons se tiennent à la surface, ils présentent des troubles de la nage et des difficultés respiratoires, leurs nageoires sont serrées. SYMPTÔMES : points blancs qui s'accompagnent souvent d'une infection bactérienne secondaire (décomposition des nageoires et de la queue) TRAITEMENT : avec un produit antibactérien.
Indications : le métronidazole combat très efficacement les infections internes de parasites unicellulaires, comme Spironuclus sp., Protopalina sp. et Trypanosoma sp. Dosage : 400-600 mg/100 l. pendant 3 jours. Remettre la dose de médicament tous les jours. Le bulleur doit être à fond et la lumière éteinte. Après le traitement, filtrez sur charbon actif pendant 2 à 3 jours. Il est possible de mélanger le métronidazole avec la nourriture, à raison de 1 gr par 100 gr de nourriture (vers de vase vivants) ; Ce traitement doit être poursuivi pendant 6 jours. Indications : Le nifurpirinol combat les infections bactériennes comme la décomposition des nageoires et de la queue, les infections bactériennes branchiales et columnaris, bien qu'il existe déjà des bactéries Columnaris résistant au nifurpirinol. L'efficacité de ce médicament est accrue, si on l'administre dès le stade initial de l'infection bactérienne (au moment de l'apparition des premiers symptômes). Ce médicament se révèle moins efficace lorsque l'infection est déjà à un stade plus avancé. Combiné au FMC (développé par G. Bassleer en 1978, il est une combinaison de formol à 37-40%, de bleu de méthylène et d'oxalate de vert de malachite sans zinc. Administré à raison de 1 à 1,2 ml/100 l, ou 20 à 25 gouttes/100 l.), le nifurpirol combat activement les mycoses et le point blanc (Ichthyophthirius multifiliis). Le nifurpirinol possède la propriété d'être très rapidement assimilé par le métabolisme du poisson. Dosage : 10 à 15 mg/100 l, sans limitation dans le temps ou on peut changer l'eau après 24h et répéter le traitement. Remarque : La lumière de l'aquarium doit être éteinte. Indications : Le tétracycline combat la plupart des infections bactériennes. On l'utilise plus particulièrement dans le traitement des espèces sauvages originaires d'Amérique du Sud (comme Corydoras sp., le tétra cardinal,...) et d'Afrique (ciclidés des lacs Malawi et Tanganyika,...) ; il est toutefois inefficace dans le traitement des infections bactériennes apparues dans certaines stations d'élevage (de guppys, de xiphos,...), car la plupart des bactéries provenant de ces éleveurs sont devenues résistantes à cet antibiotique. Dosage : 3 à 4 gr./100 l pendant 2 à 3 jours. Après le traitement, on peut procéder à un changement d'eau. Le Tétracycline peut aussi être adjoint à la nourriture à raison de 0,5 gr. par 100 gr. A utiliser pendant 5 jours. Remarque : Ce médicament donne à l'eau de l'aquarium une coloration brun-jaune qui vire au brun foncé. Indications : La néomycine combat la plupart des infections bactériennes et, plus particulièrement, les bactéries résistant à la tétracycline. Dosage : 1 à 2 gr./100 l pendant trois jours. Après le troisième jour, on peut renouveler 1/3 à 1/2 de l'eau de l'aquarium. Remarque : Des symptômes d'intoxication
peuvent apparaître en cas de surdosage ou combinaison avec le sulfate de
cuivre. Indications : Le trichlorphon combat : - les vers de la peau et les vers branchiaux ; - les crustacés parasitaires ; - parfois, les infections intestinales de nématodes. Dosage : 0,25 à 3 mg/l pendant 3 jours. La dose à administrer dépend : 1. de la
dureté et du degré d'acidité de l'eau ; plus l'eau est dure et alcaline, plus
la dose de trichlorphon sera importante ; 2. de l'espèce à traiter : les
cichlidés tolèrent mieux le trichlorphon que les cyprinidés ; plus le poisson
est grand, meilleure sera la tolérance au trichlorphon. Ainsi, le discus
supportera une dose jusqu'à 3 mg/l. Au contraire, le cardinalis ne devra pas
dépasser les 0,4 mg/l. Indications : Le flubendazole combat les vers de la peau et les vers branchiaux. il permet parfois d'obtenir de meilleurs résultats que le trichlorphon, auquel certains vers de la peau sont devenus résistants. Dosage : 100 à 200 mg/100 l pendant 1 à 2 jours. Après le traitement, il convient de renouveler la moitié de l'eau de l'aquarium ( en plusieurs étapes). Remarque : le flubendazole doit être dissout dans de l'eau de l'aquarium avant d'être administré. Indications : Le lévamisole combat principalement les infections intestinales de nématodes (particulièrement Capillaria sp.) et, parfois, d'autres infections de vers de la peau et de vers branchiaux. Dosage : On dissout 0,5 gr. de lévamisole dans 100 ml d'eau, avant de tremper les vers de vase dans cette solution. Une autre méthode de traitement consiste à mélanger 100 mg de lévamisole à 25 gr. de nourriture sèche. Pour combattre les vers de la peau et les vers branchiaux : 100-200 mg/l pendant 1-2 jours. Indications : Le mébendazole combat les infections de vers de la peau, vers branchiaux et les nématodes dans l'intestin. Dosage : 100-200 mg/100 l pendant 2 à 3 jours. On peut également mélanger le mébendazole à la nourriture à raison de 100 mg par 25 gr de nourriture. A administrer une semaine pour combattre les nématodes. Indications : le diflubenzuron combat les infections des crustacés parasitaires comme Argulus sp. et Livoneca sp. et surtout les infections de learnaea sp. Dosage : 25-50 mg/100 l pendant 2 jours. On doit traiter 3 fois, avec des intervalles de 6 jours. De cette manière les parasitaires juvéniles peuvent aussi être tués ! Indications : Le formol est parfois utilisé pour combattre les infections parasitaires externes comme le point blanc... mais le FMC reste néanmoins plus efficace tout en étant moins toxique. Par ailleurs, le formol combat également les vers de la peau et les vers branchiaux ainsi que les crustacés parasitaires, mais la dose à administrer (10 ml/100 l) provoque souvent des intoxications. Un traitement au trichlorphon permet d'obtenir de meilleurs résultats. Dosage : 0,1 ml/l pendant 30-45 minutes. 1-1,2 ml/100 l pendant 2 jours. Au cours du traitement, il arrive que les poissons souffrent d'un manque d'oxygène. Plus la température de l'eau est élevée, plus le manque d'oxygène sera important. Il convient de contrôler régulièrement la qualité du formol. Le Formol est un liquide transparent, nauséabond et irritant qui peut se dénaturer et devenir trouble : le formaldéhyde se transforme en paraformaldéhyde, substance extrêmement toxique pour nos poissons tropicaux. De quelques vitamines ou à chaque carence sa maladie Les vitamines sont des substances organiques. Elles ne possèdent aucune valeur énergétique propre mais sont indispensables à l'organisme qui ne peut ou ne sait les synthétiser. Elles sont principalement fournies par l'alimentation. Deux d'entre-elles ont cependant une synthèse endogène, c'est-à-dire qu'elles sont synthétisées par les cellules internes des animaux. Il s'agit de la vitamine D, produite au niveau de la peau, et de la vitamine PP, générée à partir du tryptophane(acide aminé). Les vitamines B1,B2,B8, la vitamine K2 sont engendrées par des bactéries de la flore normale. Treize substances sont classées comme vitamines. Certaines possèdent plusieurs noms et d'autres, comme les vitamines E regroupées sous le nom de tocophérols, sont en fait des groupes de molécules. Elles sont classées en deux grands groupes, suivant leur solubilité. Les vitamines solubles dans l'eau, ou hydrosolubles, appartiennent aux groupes des vitamines B et C. Celles qui sont solubles dans l'huile, ou liposolubles, sont les vitamines A, D, E et K. Presque toutes sont transformées dans l'organisme en des formes biologiques actives. Les vitamines E, C et une forme de la vitamine K sont cependant actives directement, sans transformation. L'organisme ne stocke que certaines vitamines : A, B9 et B12 sont emmagasinées dans le foie, D est mise en réserve dans la graisse et les muscles, E est stockée dans les muscles et le foie. Les autres doivent être fournies à la demande. La carence en une vitamine, ou avitaminose, provoque des symptômes propres, et cela même si toutes les autres sont distribuées en quantité suffisante, voire excessive ; l'une ne pouvant pallier la défection de sa consoeur. La loi des minimums de liebig s'applique donc complètement au cas des vitamines. Pourtant, une trop grande quantité de l'une des vitamines nécessaires, ou hypervitaminose, est, elle aussi, néfaste à la bonne santé de tout être vivant. Trop de vitamine A peut ainsi provoquer une hépatite : tout est donc dans le dosage. Symptômes dus à une carence en : Vitamine A : Rétinol ; bêta-carotène (provitamine) Perte de la vision due à un épaississement de la corné ; croissance compromise ; hémorragies à la base des nageoires ; hydropisie ; dégénérescence des branchies. Vitamine B : B1 : Thiamine Perte de l'appétit ; perte de l'équilibre ; altération de la croissance ; dégénérescence musculaire ; risque d'oedème (liquide dans les cellules). B8 ou H :Biotine Perte d'appétit ; convulsions ; lésions cutanées ; irritation de l'estomac ; atrophie des muscles. B12 : Cobalamine Anémie ; croissance ralentie ; perte d'appétit. Choline Altération de la croissance ; hémorragies dans le système digestif. Vitamines C : Acide ascorbique ; Acide Déhydroascorbique Troubles oculaires ; dégénérescence des os et déformation de la colonne vertébrale ; ulcération de la peau ; coloration sombre ; problèmes musculaires. Vitamines D : D2 (Ergocalciférol) ; D3 (Cholécalciférol). Rachitisme ; déformations des os .
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